LE MELON, LE CONCOMBRE ET LA PASTEQUE

On a mis ensemble ces trois fruits, car leur histoire, pour un certain temps, les a confondues. Il s’agit d’espèces de la famille des Curbitacées qui se rassemblent et qui appartiennent aux genres Cucumis (C. melo, le melon et C. sativus, le concombre) et Citrullus (C. lanatus, la pastèque). La région d’origine du melon c’est la partie de l’Afrique e t de l’Asie subdésertique. L’Afrique nous a transmis les melons à chair blanche  ou jaune, tandis que l’Asie nous a donne ceux à chair blanche ou verdâtre. La pastèque nous parvient du désert du Kalahari  de l’Afrique du Sud.

Peut être que la domestication et la cueillette tout au début et à cause de la présence des terpènes responsables de l’amertume des jeunes fruits, avaient été réalisées pour utiliser les grains. Il faut attendre les Egyptiens pour verifier la domestication pour en utiliser la chair. Toutefois  il reste encore inconnu si à ce temps le concombre et le melon n’étaient confondus d’un point de vue de l’utilisation culinaire, c’est-à-dire mangés pas mûr et assaisonnés.  Ce qu-on a trouvé (tombe de la XVIII dynastie égyptienne) ou cité (stèle égyptienne du Moyen Empire) ne nous clarifient pas le doute ; et ne le fait même pas  le passage de la Bible qui décrivait le retour de l’Egypte des Hébreux qui rêvaient ce qui mangeaient en Egypte et parmi d’autres les melons. Pour la pastèque au contraire on a un peinture dans une tombe de la cinquième dynastie  et des graines ont été trouvés dans une tombe de la douzième dynastie et dans celle de Toutankhamon (1325 a. J.-C.).

D’ailleurs il semble que le melon comme nous le connaissons et le consommons maintenant,  mûr, douce et avec l’odeur caractéristique d’aujourd’hui haie été connu plus tard ; c’est a dire seulement au début de l’ère chrétienne. Pline l’Ancien (I° siècle apr. J.-C.) nous a décrit plusieurs fois le concombre dans son livre De Rerum Natura, ma ce qu’il dit ne clarifie pas s’il s’agit de concombre vrai ou de melon pas mûr. Les mosaïques de Pompei nous montrent par contre des melons comme nous les connaissons maintenant et Apicius donne des recettes avec des concombres, des melons et des pastèques.

C’est l’Extrême Orient qui a connu le melon très tôt, puis il a connu le concombre et après la pastèque. Ici la culture a été mise en place des millénaires avant nous. Marco Polo, courant le XIII siècle nous témoigne d’un melon coupé en tranches et séché pour une conservation plus longue. Cristoforo Colombo a transféré au Nouveau Monde aussitôt le melon et en suite le concombre.

D’un point de vue linguistique le melon a la même racine dans les langues latines d’Occident (malum = Pomme). La dénomination de poupon aurait origine de Byzance. Même pour ce qu’il s’agit de la pastèque il y a des dénominations différentes qui mettent en association le melon et le contenu en eau, comme le français « melon d’eau » ou l’anglais « watermelon ». Le mot français de pastèque serait une altération du nom arabe : battikh. Tandis que la dénomination de « anguria » en italien aurait une origine byzantine (angouri = immature, hors saison). Cette signification d’immature peut se lier à l’utilisation du fruit à chair blanche pour la confiture.

En conclusion le melon il est passé à travers l’acception de légume pour passer enfin pour être connu comme un fruit douce à l’époque des Romains ; avec la débâcle de l’Empire Romain et la descente des barbares il est presque disparu e il est réapparu à l’époque de la Renaissance.et s’affirmer comme nous le connaissons maintenant. Toutefois il ne faut pas croire que les « melons légumes » soient disparus. Plusieurs groups sont cultivés en Afrique ou en Extrême Orient et mangés  assaisonné avec vinaigrette o cuits. Le plus connus sont les « melons serpent » pour leur forme.

Trois groupes botaniques classifient tous les melons connus:

  • Cantaloupensis, le nom aurait trouvé son origine d’un village ou le Pape avait une maison de campagne, donc la date est à la Renaissance. Il s’agit de melons sphériques avec la peau lisse ou verruqueuse, à côtes. La chair est épaisse et rouge orangée.

  • Inodorus, gros fruits à peu lisse et chair blanche, verdâtre où rose pale. Se conservent long temps et il sont connus comme «melons d’hiver sans odeur».

  • Reticulatus, sont connus comme «melons américains», la peau du fruit est brodé ou réticulé, la chair est vert pale.

8674919096_c57b1423e5_b

LE TOMATE

Il s’agit du deuxième légume plus consommé au monde après la pomme de terre et il est désormais cultivé sous chaque latitude.

La tomate était très peu connue dans le Vieux Monde encore courant le XVI siècle, et très peu consommé dans le XIX siècle. Elle par contre devienne le premier légume au XX siècle. La plante, du Mexique fut introduite en Espagne et en Italie, puis, pendant la première moitié du XVI siècle, sa diffusion rejointe le autres pays d’Europe.

Le lieu d’origine de l’espèce sauvage est l’Ouest de l’Amérique du Sud (Equateur et Pérou), mais il ne semble pas qu-on l’ait cultivée. Elle était par contre cultivée par les Aztèques et la dénomination locale de «Tomatl»  soit servie de racine pour dénommer la tomate. En suite on a introduire la dénomination latine Mala aurea, ce qui rend raison de la dénomination italienne de «pomodoro» et qu’il nous fait admettre que la couleur des fruits des premières tomates arrivées était jeune. La croyance qu’il agissait d’un fruit avec des caractéristiques aphrodisiaques  on la retrouve en rappelant les noms de «pomme d’amour» ou de «love apple» des anglais.

Le premier à citer la plante en Europe il a été le botanique italien P.A. Mattioli en 1544 et le fruit mûr est décrit  jeune, après il nous dira qu’il y a des fruits jeunes et rouges. La tomate appartient à la famille des Solanacees et pour long temps il a été soupçonné qui pouvait empoisonner. Les alcaloïdes (Atropine et mandragorine ecc.), qui sont contenus dans plantes de la famille des solanacées du Vieux Monde, on les utilisait depuis long temps dans les préparations magiques. En 1600 c’était plutôt cultivé comme plante ornementale pour sa capacité de grimper.

La dénomination binomiale latine de Lycopersicum esculentum date du 1754 et signifie : «pêche de loup comestible». Le premier usage culinaire a été celui de le frire dans l’huile et probablement à l’état immature. L’usage comme sauce il est plus récent et sa diffusion a commencé dans des villes de mer comme Napoli, Genova et NiceLa consommation fraîche de la tomate mûre a été typiquement méditerranéenne, car on s’est aperçu que les alcaloïdes disparaissent dans les fruits  mûrs.

On sait bien que la domestication limite la variabilité génétique et celle-ci a été ultérieurement limitée avec l’introduction dans le Nouveau Monde. Par conséquent il y a soixante ans on a compris qu’il fallait élargir la base génétique et donc les américains ont ramassé toutes les plantes sauvages qui se trouvaient dans la région d’origine. Ce matériel a servi pour des croisements interspécifiques.

C’est ce travail d’amélioration qui nous a donné les tomates que nous nous retrouvons sur notre table, on les a même adaptées aux plusieurs façons de culture (plein champ, culture mécanisée, culture en serre). A travers le nouveau matériel génétique on a pu transférer aux variétés cultivées la résistance aux maladies et aux ravageurs et d’adapter la qualité des fruits aux nouvelles exigences de commercialisation.